Seven Floors

Seven Floors

39 contact sheets.
Silver prints.

Like any photographer, I asked myself how to tell the story of the health management crisis that was coming. In order to convey the generalized anguish on a population scale, I decided that day after day I would metaphorically reconstruct the buildings where we were confined, by photographing the floors of mine.

What is going on behind those doors? Why does the atmosphere get heavier as the floors go up and as time goes by ? The accumulation and repetition of the same pattern (like a virus) with slight variations evokes an oppressive routine whose outcome is unknown.

I used a half-format plastic camera that I had already had to repair once, a flash that was older than me (I was born in 1987) and film: some black and white negatives, black and white positives, kodachromes and colour reversals. I then developed everything in my bathroom into a negative for the black and white print. I diluted the developer as much as possible in order to ration my resources. Each film corresponds to two days of work.

The use of obsolete equipment and consumables proved to be an appropriate choice. Indeed, the more time passed, the worse the situation became, the clearer the lack of management became, the more my equipment disintegrated and the less identifiable the subject of each photograph became. Until the camera, pushed to its limits, gave up on the 39th day of confinement.

Only the memory of the building remains, like an empty shell.

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Sept Étages

39 planches contact.
Tirages gelatino-bromure d’argent.

Je me suis auto-confiné dès le 16 mars 2020, comme tout photographe, je me suis demandé comment raconter la crise de gestion sanitaire qui s’annoncait. Pour restituer l’angoisse généralisée à l’échelle d’une population, j’ai décidé que jour après jour j’allais métaphoriquement reconstituer les immeubles où nous étions confinés, en photographiant les étages du miens.

Que se passe-t-il derrière ces portes ? Pourquoi l’ambiance s’alourdit au fur et a mesure des étages et du temps qui passe ? L’accumulation et la répétition du même motif (à la manière d’un virus) avec de légères variations renvoient à une routine oppressante dont on ne connait pas l’issue.

J’ai utilisé un appareil demi format en plastique que j’avais déjà dû réparer une fois, un flash plus âgé que moi (je suis né en 1987) et des pellicules : quelques négatives noir et blanc, des positives noir et blanc, des kodachromes et des inversibles couleur.  J’ai ensuite développé le tout dans ma salle de bain en négatif pour le tirage noir et blanc. Je diluais le révélateur autant que possible afin de rationner mes ressources. Chaque pellicule correspond à deux jours de travail.

L’emploi d’un matériel et de consommables obsolètes s’est révélé un choix pertinent. En effet, plus le temps passait, plus la situation empirait, plus l’absence de gestions se faisait claire, plus mon matériel se désagrégeait et moins le sujet de chaque photographie devenait identifiable. Jusqu’à ce que l’appareil, poussé au bout de ses possibilités, rende l’âme au 39ème jour de confinement.

Seul reste le souvenir l’immeuble, comme une coquille vide.

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Seven Floors

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