La dura vita

Pianura, quartier dortoir de l’ouest de Naples, peuplé de familles démunies qui survivent avec un demi SMIC. Dans une petite impasse, la famille Iovine habite un « basso », un ancien hangar… à même la rue, une habitation typiquement napolitain. Les murs sont lézardés lardés de fissures, le plafond tombe en miettes et l’eau chaude coule fonctionne un jour sur trois. Giovanni, ses parents et ses deux sœurs cadettes s’entassent dans 25 m2 insalubres. Naples est toujours désignée par les italiens comme la ville de tous les excès, de toutes les exceptions. Et pourtant, elle constitue le miroir – à peine grossissant - des forces qui façonnent l’Italie contemporaine. Ce qui éclate ici est déjà à l’œuvre ailleurs. Le travail des enfants à Naples a fait l’objet d’un documentaire remarquable de Luigi Comencini dans les années 1970. Aujourd’hui, certains métiers présents dans le film resurgissent dans les quartiers les plus pauvres de la ville : vendeur de cierges dans les cimetières, couturières occasionnelles pour des marques de maroquineries, shampouineuses, apprentis vitriers…

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La dura vita

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