Dengvaxia ( (anti dengue vaccine) Scandal in the Philippines

Enquête réalisée avec Carol Isoux et avec le soutien de European Center of Journalism Grant.

Après vingt ans de recherche et 1,5 milliard d'euros d'investissements, le géant pharmaceutique français Sanofi commercialise en 2016 le premier vaccin anti dengue au monde. Il remporte même un contrat de marché public aux Philippines. 830 000 enfants sont vaccinés par le Dengvaxia entre mars 2016 et novembre 2017.

Aujourd’hui, Sanofi est accusé –ainsi que d’anciens membres du gouvernement telle que l’ex ministre de la santé Janette Garin, d’homicides involontaires. Le docteur Erfee du bureau de la procureure Persida Acosta a procédé à 129 autopsies à ce jour (avril 2019) d’enfants âgés d’une douzaine d’années. Inéluctablement, la cause des décès pointe vers le vaccin comme cause probable de la mort. Des milliers d’enfants sont malades et au moins 500 autres morts sont considérées comme suspectes.

Des médecins lanceurs d’alerte avaient averti du danger du Dengvaxia : selon eux, le vaccin peut provoquer des cas de dengue sévère allant jusqu’à la mort pour ceux qui n’ont jamais été exposés avant la vaccination (Antibody Dependant Enhancement Process).

Pourtant, nous avons découvert que le Dengvaxia a été administré dans une désorganisation totale à près d’un million d’enfants Philippins : sans aucun test préliminaire, en ignorant les conditions de santé des enfants, parfois même sans le consentement des parents. Le programme a été brutalement arrêté et le vaccin n’est désormais plus commercialisé aux Philippines. Nous avons rencontré ces familles, souvent issues de milieux très modestes, totalement abandonnées dans leur deuil et leur souffrance.

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